Tourisme dentaire : quand le rêve vire au cauchemar !

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Le tourisme dentaire fait actuellement beaucoup parler de lui. Les émissions télévisées et radiophoniques se multiplient pour parler de ce phénomène.

Les sites vantant les mérites de telles ou telles cliniques hongroises, marocaines, espagnoles …. envahissent internet. La tentation est grande d'imaginer un voyage touristique ou l'on pourrait non seulement profiter du dépaysement, d'un séjour reposant à l'hôtel, mais également de restauration prothétiques difficilement réalisable en France compte tenu du coût.

Il convient de prendre la mesure de telles pratiques.

Nous retracerons brièvement l'histoire de Véronique. En 2001, cette dame  vivant en Suisse, décide de partir en Hongrie pour se faire remplacer des amalgames. Après un rapide calcul, ce périple lui coûtera tout compris le quart de la facture des soins dont elle pourrait bénéficier en Suisse. L'offre est alléchante, le papier glacé montre des structures modernes, elle quitte donc la suisse en toute confiance.

A son retour, elle souffre de migraines de plus en plus invalidantes qui lui empêchent d'assurer tous les cours (elle est professeure d'université).

En 2003, la situation s'aggrave. Elle se retrouve aux urgences où l'on diagnostique un  important abcès. Mais le problème pour Véronique est beaucoup plus grave. Elle doit maintenant se faire extraire 8 dents. La  mutilation est si importante pour elle, qu'elle perd son emploi qu'elle ne peut plus assurer à plein temps, et est contrainte d'emprunter une forte somme d'argent pour que les dégâts causés soient réparés. ( Nº 11, 14 mars 2006 MIGROS MAGAZINE SUISSE)

L'histoire de Véronique n'est pas un cas unique.

L'enquête de la Tribune de Genève du 14/12/99 est éloquente et corrobore l'histoire de notre professeure.

Cette enquête consistait à examiner 103 patients : 38  ayant  subi des reconstructions prothétiques en Suisse, 46 en Hongrie et 19 dans d'autres pays. Les dentistes étaient neutres et ne savaient pas où avaient été traités les patients dont ils avaient la charge.

L'examen objectif consistait à évaluer les paramètres cliniques suivants : examen parodontal - caries - présence ou absence de facteurs favorisant la rétention de plaque. De plus, un bilan radiologique complet permettait de juger la qualité des reconstructions.

Les résultats sont accablants :

Ils montrent  que les reconstructions prothétiques orales fixes de provenance étrangère, correspondent à un standard de qualité significativement plus bas que les reconstructions similaires faites en Suisse :

Note attribuée

Suisse

Hongrie et autre

A    (excellent traitement)

11%

-

B     (bon traitement)

26%

-

C (traitement acceptable avec de légers défauts)

37%

20%

D (traitement insuffisant dus à un manquement professionnel)

26%

41%

E (mutilation de la dentition.)

-

39%

(article  tiré de la  Revue mensuelle Suisse d'Odonto-Stomatologie vol 109 5/1999 )

Et vous qu'en pensez-vous ? Avez-vous déjà vécu une histoire similaire ? N'hésitez pas à indiquer tout cela dans les commentaires ci-dessous.


Date de la dernière mise à jour : 27 septembre 2012

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